LiberteauCanada
La chronique de Pierre Lemieux Nouvelles à propos de liberté

Une entreprise de propagande
Pierre Lemieux
par Pierre Lemieux

La Presse du 13 décembre publie la lettre d’une lectrice qui s’oppose à la libéralisation des heures d’ouverture des commerces à Montréal. Elle se présente comme « enseignante en éthique et culture religieuse ».

Depuis l’automne, un programme appelé « éthique et culture religieuse » est imposé à toutes les écoles primaires et secondaires du Québec, publiques et privées. Il remplace l’ancienne alternative entre l’enseignement de religion et l’enseignement moral. En 2005, les hommes de paille de l’Assemblée nationale ont même modifié la loi dite « charte québécoise des droits et libertés de la personne » afin qu’elle n’interfère pas avec le projet. Le bizarre contenu religieux du programme est en train de provoquer une petite révolte (National Post, 19 décembre 2008).

On peut télécharger du site du gouvernement un document sans lieu ni date ni signature qui s’intitule « Éthique et culture religieuse » avec en sous-titre : « Programme du premier cycle et du deuxième cycle du secondaire ». Je m’attendais à y trouver de la propagande et je n’ai pas été déçu. Mais notez bien que c’est une propagande soft, tout à fait New Age. On voit que le texte a été lu et révisé et encore aseptisé. Un cheval dessiné par un comité de bureaucrates. Comme le montrait Barbara Kay plus tôt cette semaine, les manuels publiés selon les diktats du Ministère sont encore plus bêtes. On se doute de l'usage qu’en font les instituteurs du genre de celle citée plus haut.

Même les statocrates qui ont conçu le programme se trahissent. Chaque fois que la liberté est mentionnée dans le document furtif de 79 pages, c’est pour montrer comment la notion est floue : « il existe différentes façons d’envisager la liberté » et son exercice « implique des contraintes et des obligations ». La grande contrainte est celle du « bien commun », nulle part défini mais dont on soupçonne qu’il consiste à obéir aux diktats « démocratiques » à la mode, comme l’anti-sexisme et les interdictions de fumer.

Les trois références à la « solidarité » sont presque discrètes. La « justice sociale » n’apparaît qu’une fois. L’« environnement » se pointe quelques fois.

L’autoritarisme n’est jamais loin de la surface. Sous le thème de « l’avenir de l’humanité », les « exemples indicatifs » semblent opposer deux voies : d’un côté, « des représentations imaginaires : Aldous Huxley, George Orwell, Thomas More, etc. », qui, on le sait, exposent des visions de la tyrannie ; de l’autre côté, « des réflexions visionnaires : Hubert Reeves, David Suzuki, Albert Jacquart, etc. », c’est-à-dire des activistes qui ont adapté l’idéal tyrannique à la mode du jour.

Comment enseigner aux jeunes ce qu’il faut savoir sur la vie et la société ? Autrefois, l’étude de la littérature et de l’histoire fournissait une première clé essentielle. On y apprenait la richesse de l’expérience humaine et comment le passé a modelé la société dans laquelle on vit. On n’avait pas besoin de cours spéciaux pour cela. L’État, il est vrai, a toujours voulu utiliser l’école publique à ses fins, avec plus ou moins de succès. L’école publique de la troisième république (1870-1940), fondée sur la raison, la laïcité et une certaine conception de l’égalité des chances, échappait en partie à la propagande étatique parce que, justement, elle était ailleurs, c’est-à-dire dans la littérature et l’histoire. Elle se concentrait sur ces matières plutôt que sur les modes étatistes du jour. La réputation avantageuse de l’école publique française vient de là. De plus, en Occident, l’école privée, qui n’avait pas été investie par l’État comme aujourd’hui, offrait une alternative viable.

Il y a peu d’histoire et de littérature au Québec, mais l’Occident en regorge, notamment dans les deux grandes traditions qui nous ont influencés : l’anglo-américaine et la française. Au lieu de s’y référer, l’État québécois préfère invoquer une culture étatiste fabriquée sur mesure. C’est facile à comprendre : plus les jeunes Québécois sont coupés des traditions et courants universels, plus ils seront à la merci du tyran local. L’Internet compense en partie, mais il est difficile de s’y limiter pour apprendre à lire et à penser.

L’école publique religieuse n’est pas un idéal, loin de là. Que l’école publique, aussi longtemps qu’elle existe, soit laïque me semble une exigence élémentaire. En tout cas, une chose est sûre : il n’y a rien de pire que l’école publique étatiste. N’importe quoi plutôt que l’État formateur moral !

Notre espoir est peut-être que les jeunes, et notamment les jeunes Québécois, qui sont, du point de vue de l’éducation, parmi les plus mal partagés en Occident, se révoltent un jour contre les inepties que leur transmet la propagande étatique. S’ils le peuvent encore.

(20 décembre 2008)

   Nombre de commentaires : 4    

  

Cliquez sur le titre pour voir l’article source.

Liberté au Canada en 2009

Cher participant ou lecteur,

Ce site sera dorénavant moins actif et les mises à jour, plus espacées. Mais vos commentaires demeurent les bienvenus.

Heureuse Année !

P.L.

   Soyez le premier à commenter.

Monopole incontrôlable abat femme en détresse

Des agents de police abattent une femme en détresse qu'ils avaient été appelés pour aider et un ami à elle est également touché par une balle perdue.

Ottawa Citizen, 31 décembre 2008

   Soyez le premier à commenter.

Nouvelles de la culture subventionnée

Un sondage d'opinion effectué pour Héritage Canada montre que c'est au Québec et parmi les adolescents que les Canadiens lisent le moins de livres.

National Post, 30 décembre 2008

   Soyez le premier à commenter.

Les Canadiens consomment peu la culture subventionnée

Les Canadiens lisent peu les ouvrages d'auteurs canadiens et à peine plus de la moitié sont capables de nommer un auteur né au Canada.

Cyberpresse.ca, 28 décembre 2008

   Nombre de commentaires : 1

Majorité de girouette

Un nouveau sondage d'opinion suggère qu'une majorité de Canadiens se sent à l'aise avec les milliards de dollars en prêts gouvernementaux à l'industrie automobile.

National Post, 27 décembre 2008

   Soyez le premier à commenter.

Mais l'État était alors beaucoup moins dangereux

« Je suis très inquiet de l'état de l'économie canadienne », déclare le premier ministre, Stephen Harper, qui explique que les gouvernements ont appris durant les années trente des leçons de survie qu'ils appliquent à la situation actuelle.

The Star, 25 décember 2008

   Soyez le premier à commenter.

La majorité a raison

La majorité des Canadiens croient que le gouvernement ne devrait pas dépenser des milliards en subventions pour empêcher la débâcle de l'industrie nationale de l'automobile.

National Post, 23 décembre 2008

   Nombre de commentaires : 1

Joyeux Noël !
Joyeux Noël !

Et merci pour vos visites et votre participation à Liberté au Canada !

   Nombre de commentaires : 1

Appât du gain dans la Cité de la Bienveillance

Ottawa subit toujours la grève des transports en commun qui a été déclenchée le 10 décembre après le refus du syndicat de laisser la ville déterminer les horaires et affectations des conducteurs.

Ottawa Citizen, 22 décembre 2008

   Soyez le premier à commenter.

Vers l'État de surveillance

La Commissaire à la vie privée, Jennifer Stoddart, a exprimé ses craintes devant l'accroissement général de la surveillance par le gouvernement fédéral.

London Free Press, 22 décembre 2008

   Soyez le premier à commenter.

Gentils contribuables prêtent 200 000 $ par emploi

En compagnie du premier ministre ontarien Dalton McGuinty, le premier ministre Stephen Harper a annoncé des prêts de 4 milliards de dollars, au taux d'intérêt de 5,3%, pour GM et Chrysler, tout en admettant que « c'est évidemment de l'argent risqué » (pour les contribuable).

The Star, 21 décembre 2008

   Soyez le premier à commenter.

Énormes garanties publiques au papier commercial

« Tout appui étatique à la restructuration siginfierait que le gouvernement favorise un groupe de contribuables canadiens aux dépens d'un autre groupe », déclarait l'avocat Allan Sternberg.

Financial Post, 19 décembre 2008

   Soyez le premier à commenter.

Archives

Vidéo

CTF: Pas d'aide pour l'automobile

ID:zrk5o6S89rg

(Vidéo en anglais.)

   Soyez le premier à commenter.

Pour voir d’autres vidéos, visitez la galerie visuelle de Liberté au Canada.


Il y a un blog derrière cette page d’accueil. Pour vous y rendre, cliquez sur «  Allez au blog !  » ou sur n’importe lequel des boutons «  Commentez  ».

Une fois sur le blogue, vous pourrez suivre les débats, publier vos propres commentaires et consulter les archives.

Vous n’avez pas besoin de vous inscrire pour participer, mais l’inscription offre plusieurs avantages :

  • En tant que membre inscrit, vous avez plus de crédibilité sur le blog. Nous savons que vous affichez une vraie adresse électronique et vos commentaires risquent moins d’être rejetés.
  • Vous pouvez créer un profil de membre et, si vous le souhaitez, inclure automatiquement votre URL ou vos identifiants ICQ, Yahoo Messenger, etc. dans vos commentaires.
  • Vous pouvez vous abonner pour recevoir un avis par e-mail chaque fois qu’un nouvel article ou un nouveau commentaire est publié. Pour ce faire, connectez-vous («  S’identifier  ») à votre compte et cliquez sur le lien «  S’abonnez  » dans la section «  Divers  ».
  • Vous aurez accès à tout texte publié qui pourrait être réservé aux membres.

Pour vous inscrire, allez sur le blog et cliquez sur «  S’inscrire…  » à gauche, dans la section «  Divers  ».

Règles concernant les commentaires

  • Les commentaires critiques sont les bienvenus dans la mesure où ils ne contiennent pas d’insultes ou d’arguments ad hominem à l’endroit des autres commentateurs.
  • Dans ce but, il est utile de ne pas s’adresser aux autres commentateurs directement («  Vous, …  »), mais de les critiquer ou de les approuver en parlant d’eux à la troisième personne («  Contrairement à ce que XYZ soutient…  »).
  • Ne rédigez pas votre commentaire TOUT EN MAJUSCULES.
  • Les rédacteurs se réservent le droit de corriger la grammaire, l’orthographe et le style des commentaires ainsi que d’effacer ceux qui ne respecteraient pas les présentes règles ou qui seraient autrement inappropriés.

Télécharger une bannière pour créer un lien de votre site vers celui-ci.

Haut de la page

Liberty in Canada  (English) Liberté au Canada (français) Aller au blog ! À-propos de ce projet Appuyez ce site Accueil Liberty in Canada (English)